Thierry Magnaldi: le Dakar: "c'est une grosse industrie,..."

Dakar Rallye-Raid

Pour des retrouvailles avec le Dakar qui a construit sa notoriété en deux roues tout d’abord puis sur quatre, le varois Thierry Magnaldi en rentré d’Amérique du Sud avec des sentiments partagés.

Le Team Dessoude qu’il découvrait, a conforté ce qu’il percevait de l’extérieur : "Chez Dédé, c'est chaleureux ! Je me suis retrouvé pour la première fois dans cette équipe contrairement à François (Borsotto, son navigateur) qui avait déjà roulé avec Christian (Lavieille, vainqueurs ensemble aux Pharaons en Egypte). Dans l'équipe, il y a des valeurs, de l'humain et beaucoup de convivialité."

Le Buggy dont il était en charge, un Oryx (châssis SADEV), équipé d'un moteur BMW diesel préparé par Jean-Marc Schmit, un orfèvre en la matière, rien à reprocher : "au fil des jours, l'auto a bien progressé. De petits points sont encore à améliorer mais, c'est le lot de tout jeune engin. Il est très bien né. Il est fiable. Sur le Dakar, j'ai enchaîné neuf changements de roue en trois étapes en raison de pneus inadaptés aux terrains. Sans quoi zéro problème. J’ai commis des fautes aussi, je n’avais plus vraiment roulé depuis le Dakar 2009, j’ai participé au Silk Way et aux Pharaons en SSV, ce n’est pas la même chose... J’ai renoué avec la lecture du sable au fil des étapes en grappillant des places au général mais aussi dans la catégorie 2 roues motrices."

'Magna' ne s’est pas reconnu sur cette épreuve qu’il a tant aimé ! "L’organisation est toujours aussi compétente mais, je m’y suis senti déboussolé. Je m’étais aperçu du changement radical de mentalité lors ma participation en 2009 avec Guy Leneveu (chez SMG) mais, à ce point, je ne m’y attendais pas. C’est devenue une grosse industrie. Le point négatif, pour nous pilote, la salle de presse est un bunker. Elle est sécurisée. Plus de contact avec quiconque. Personnellement, c’est un point très négatif ! Les journalistes n’aiment pas arpenter l’immense bivouac, de ce fait, ils ne nous courent plus après… ASO (Amaury Sport Organisation) va dans le sens de la progression mais l’épreuve ressemble maintenant a du rallye classique, similaire au WRC… sans parler des hôtels où les concurrents s’échappent chaque soir… C’est une autre course. Du business style Tour de France avec un public enthousiaste sur les spéciales. La notion d’aventure a disparu pour nous les piliers du Dakar. Ce n’est, ni ce que nous attendons, ni ce que nous recherchons. Les nouveaux aventuriers trouvent certainement du plaisir parce qu’ils ne connaissent pas l’Afrique et n’ont donc pas, de point de comparaison. Les Dakar africains me faisaient vibrer par les kilomètres tracés au milieu de nulle part. C’est fini ! Le parcours n’est pas intéressant, il manque de navigation, trop de fesh-fesh, pas de difficulté majeure et des liaisons beaucoup trop longues. Le Dakar a perdu de son authenticité ! C'est dommage !"
Marie-France ESTENAVE / MFE-Live.com

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