[Les astuces Owaka] Les conseils de Casquette Verte pour se préparer à un ultra-trail !

[Les astuces Owaka] Les conseils de Casquette Verte pour se préparer à un ultra-trail !

Nous avons eu la chance d'interview Alexandre Boucheix alias Casquette Verte, on en a profité pour lui demander les conseils qu'il donnerait pour préparer un ultra-trail ! Pour retrouver l'intégralité de l'interview suite à sa victoire sur l'Ultra 01 c'est juste ici !

Il n'y a pas de recette magique, l'entraînement est important et cela prend du temps, il ne faut pas prendre un ultra-trail à la légère.

💡Si tu avais des conseils à donner pour aider à se préparer pour un ultra-trail ?

🙋‍♂️Alexandre :
"La grosse difficulté est d'apprendre à son corps à avoir la caisse de pouvoir réaliser un effort physique de 2 jours au moins sans interruption, sans sommeil et en montagne.
Sans préparation physique adéquate et sans préparation mentale c'est très compliqué ⚠️, il faut se préparer au fait que c'est long, il faut aussi apprendre à gérer la douleur.

Il me semble que l'ultra est interdit au moins de 21 ans, ce qui montre que ce n'est pas une épreuve à prendre à la légère, ce n’est pas fait pour tout le monde un ultra-trail, du moins il est important de bien se préparer et ça prend du temps. Pour moi on ne peut pas commencer directement sur un ultra, notre corps n'est pas prêt, nos genoux ne sont pas prêts, notre métabolisme n'est pas prêt à encaisser un ultra-trail (il y a tout de même 50% des gens qui abandonnent sur les ultra-trails).

Pour ma part j'ai mis 2 ans à être prêt pour mon premier ultra. Basé sur mon expérience je dirais qu’il faut 2 à 3 ans pour se préparer à un ultra-trail lorsqu’on débute de zéro, il faut préparer son corps à un tel effort et savoir notamment gérer le manque de sommeil 💤.

Pour débuter par un ultra-trail, l’expérience sur des courses de trail est importante, cela permet d'apprendre à gérer son effort tout le long.
Cela permet aussi d'apprendre à gérer son effort lorsqu’il y a des conditions météorologiques difficiles, car souvent on est en montagne, donc il peut neiger et faire très froid 🥶 surtout la nuit…"

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"Je conseille de commencer progressivement au niveau du nombre de km :
- Un 10km
- Un Semi Marathon
- Un Marathon
- Après les courses de 60-70 km
Et après basculer sur celle où il y a de la montagne, pour apprendre à gérer le dénivelé ainsi que la technicité des terrains.
Et après passer vers les 130 km au bout d’un certain temps pour commencer à se rendre compte de la longueur de l’effort.

Il faut travailler son mental pour, en cas de pépin, être plus fort mentalement, réussir à se surpasser pour ne pas abandonner."

🏃‍♂️ Les entraînements :

🙋‍♂️Alexandre : "Concernant les entraînements, je ne vais pas mentir, courir tous les jours ce n’est pas facile, il y a des jours ou je n’ai pas envie : il pleut, il fait froid… Mais j’y vais quand même, je prends du plaisir à ce que ça soit difficile : le challenge, le dépassement de soi.
S'entraîner dans la difficulté ça permet d’une certaine manière de travailler son mental.
Je pense qu'il faut réussir à trouver du plaisir pour rester motivé, ce que j’aime dans la course à pied, c’est de pouvoir prendre mes baskets et d’être libre de courir où je veux.
Je n’ai pas de « planning d’entrainements », quand je vais courir je n’ai pas de séance type, ce que je fais c’est d’abord 100% plaisir.
Je ne me fixe pas de nombre de kilomètres ou de temps minimum."

Vous savez maintenant comment débuter votre préparation pour votre futur ultra-trail !
📲 Pour vous motiver retrouver tous nos ultra-trail et trail juste ici !

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Il y a dix ans, le gravel était un ovni. Aujourd'hui, c'est la discipline qui redéfinit le cyclisme mondial. Voici pourquoi — et comment en tirer le meilleur. ⬇️

Le gravel ne ressemble à rien de ce qu'on connaissait. Ni tout à fait vélo de route, ni vraiment VTT, il s'est imposé comme une troisième voie : celle des chemins blancs, des forêts traversées à l'aube, des cols ignorés par les pelotons. 🏞️ Né aux États-Unis au début des années 2010, ce style de pratique a mis quelques années à traverser l'Atlantique — avant de tout emporter sur son passage.

En 2026, le phénomène est devenu structurant. 📈 Le marché mondial du vélo gravel dépasse le milliard de dollars, avec une progression annuelle de plus de 7% en Europe. En France, les événements gravel se comptent désormais par centaines : cyclosportives chronométrées, formats bikepacking en autonomie, randonnées conviviales... 🚵‍♀️ Ce succès s'explique par un profil de pratiquants très divers. 37% viennent de la route, 36% du VTT — et surtout, 22% ont découvert le vélo tout court grâce au gravel. C'est dire à quel point cette discipline a élargi la communauté cycliste bien au-delà de ses cercles habituels.

Côté matériel, 2026 marque une maturité assumée. Les marques ont cessé de vouloir tout faire avec un seul vélo flou. Trois profils s'affirment clairement : le gravel de course (géométrie basse, pneus 40-45 mm, transmission électronique), le gravel d'aventure (dégagements larges jusqu'à 54 mm, nombreux points de fixation pour le bikepacking), et le gravel polyvalent moderne, taillé pour les longues sorties du dimanche comme pour une semaine de voyage en autonomie.

Mais posséder un beau vélo ne suffit pas. Le gravel reste une discipline exigeante, qui réclame une vraie technique, une condition physique adaptée et une approche réfléchie de l'effort. C'est exactement ce que ce guide propose : les quatre leviers concrets pour franchir un cap, que vous soyez en train d'apprivoiser votre premier chemin blanc ou que vous prépariez votre première épreuve de 100 km.

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