Ultra Trail des Gazelles Sahara 2026 : conseils pratiques de deux participants

Ultra Trail des Gazelles Sahara 2026 : conseils pratiques de deux participants

🏜️ La réalité du terrain saharien
Courir un ultra-trail dans le désert impose des contraintes que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. Si le dénivelé est souvent moins marqué qu'en montagne, la gestion de la chaleur, l'instabilité du sable et l'autonomie transforment l'épreuve en un véritable défi de logistique personnelle. 🏃‍♂️🇹🇳
L'Ultra Trail des Gazelles Sahara qui s'est tenue du 10 au 11 janvier 2026 à Tozeur, en Tunisie, a parfaitement illustré cette exigence avec des parcours de 15 à 110km. Dans ce décor de palmeraies et de dunes géantes, chaque détail, du choix des guêtres à la stratégie d'hydratation, a conditionné la réussite des coureurs.

Pour obtenir une vision concrète de l'épreuve, nous avons interrogé deux participants aux profils distincts. Hemza Mana, habitué des formats longs comme le 100K du Mont-Blanc, et Célian Zeghal, traileur de 23 ans issu du triathlon. Entre la satisfaction de l'arrivée et l'apprentissage d'un abandon sur blessure, ils nous expliquent comment ils ont vécu cette course dans le sable, ce qu'ils ont appris et quels conseils ils donneraient à ceux qui souhaitent s'aligner sur la 7ième édition du 21 au 24 Janvier 2027 !

1️⃣ Profils et motivations : qui sont les coureurs de l'UTGS ?

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

🙋‍♂️ HEMZA : Je m’appelle Hemza Mana, j’ai 34 ans et je suis Algérien. Je suis un coureur d’ultra-trail passionné par les courses longues distances en montagne et en milieu extrême. Parmi mes principales participations, j’ai couru le 100K du Mont-Blanc, le Championnat du Monde de Trail à Canfranc en Espagne, ainsi que la Salomon Ultra Trail Cappadocia en Turquie. Ces expériences m’ont permis de développer endurance, résistance mentale et gestion de course sur des formats exigeants.

🙋CÉLIAN : Je m’appelle Célian ZEGHAL et j’ai 23ans. Je suis Français d’origine tunisienne. Je me considère plus comme un traileur qu’un coureur sur route. À ce jour, j’ai déjà été finisher de plusieurs courses de 50 à 75 km, notamment le trail de 75 km du Grand Ballon d’Alsace avec 3300 de D+. J’ai un record personnel de 1 h 30 au semi-marathon et de 39 min sur 10 km. J’ai participé à plusieurs trails en France, dans les Vosges alsaciennes, car j’aime énormément la montagne et réaliser du dénivelé positif. Mais j’aime aussi prendre part à de nombreux semi-marathons car c’est une distance que je trouve agréable à courir, même avec un objectif chronométrique.

Quelle distance as-tu choisie pour l'UTGS 2026 ?

🙋‍♂️ HEMZA : J’ai participé à l’UTGS 2026 sur la distance de 110km. J’ai choisi cette course pour le défi unique qu’elle représente : courir dans le désert est totalement différent de la montagne. C’est une aventure humaine et sportive exceptionnelle, où la gestion de la chaleur, du sable et de l’autonomie est primordiale. Je voulais sortir de ma zone de confort et découvrir un nouvel environnement extrême.

🙋 CÉLIAN : C’était ma première participation à l’UTGS. J’ai choisi le format de 70km mais j’ai été contraint d’abandonner sur blessure malheureusement… Je reviendrai ça c’est sûr.

Préparation, matériel et gestion du sable : Hemza Mana et Célian Zeghal livrent leur retour d'expérience sur l'Ultra Trail des Gazelles Sahara 2026. Un guide concret pour les traileurs qui visent le désert.

2️⃣ Organisation et sécurité : un encadrement rigoureux

Parle-nous de ton ressenti sur cette aventure ?

🙋‍♂️ HEMZA : L’encadrement était très professionnel. L’organisation était bien structurée, avec des briefings clairs, des points d’eau bien répartis et une équipe médicale présente tout au long de l’événement. La logistique dans le désert est toujours un défi, mais tout a été mis en place pour assurer la sécurité des participants. Je me suis senti en confiance du début à la fin.

🙋 CÉLIAN : L’encadrement sur la course était vraiment excellent : nous avions des balises GPS qui permettaient à l’organisation de nous suivre en direct. Par ailleurs, j’ai dû abandonner suite à une blessure au genou, et les personnes aux ravitaillements se sont très bien occupées de moi, en prévenant au plus vite quelqu’un pour venir me chercher.

Comment présenterais-tu cette aventure à tes amis ?

🙋‍♂️ HEMZA : Je leur dirais que c’est bien plus qu’une course, c’est une véritable aventure dans le désert. Les distances sont exigeantes, le terrain est composé de sable et de dunes, et les conditions climatiques sont extrêmes. L’hébergement se fait souvent en bivouac, ce qui renforce l’esprit de solidarité entre les coureurs. La restauration est adaptée aux besoins énergétiques des athlètes, mais il faut aussi bien gérer son alimentation personnelle. C’est une expérience qui marque à vie.

🙋 CÉLIAN : C’était une superbe aventure dans un paysage magnifique avec un hébergement agréable. Pouvoir rencontrer plein de personnes de différentes nationalités était très appréciable. J’en garde de très bons souvenirs et ça m’a donné envie de revenir pour les prochaines éditions.

3️⃣ Équipement, nutrition et entraînement : les clés de la réussite dans le sable

Quels équipements sont indispensables pour une course dans le désert selon toi ?

🙋‍♂️ HEMZA : L’hydratation est la priorité absolue : il faut une bonne réserve d’eau et un système d’hydratation fiable. Une casquette ou un buff pour se protéger du soleil, des lunettes adaptées, de la crème solaire et des vêtements légers mais couvrants sont essentiels. Les guêtres sont très importantes pour éviter que le sable ne rentre dans les chaussures. Une bonne gestion du matériel peut faire toute la différence.

🙋 CÉLIAN : L’équipement indispensable, ce sont les guêtres, pour éviter que le sable ne s’introduise dans les chaussures. On n’est pas forcément obligé de prendre des bâtons, étant donné que le profil de la course est assez plat. Il faut aussi apporter plusieurs couches de vêtements pour le début de la course, car le vent peut être frais, mais plus tard dans la journée, on peut courir en t-shirt sans souci.

As-tu des conseils spécifiques pour les futurs participants UTGS ?

🙋‍♂️ HEMZA : Pour les chaussures, je recommande un modèle de trail avec un bon maintien, une semelle adaptée au sable et suffisamment d’amorti pour les longues distances. Il est important de les tester à l’entraînement dans des conditions similaires. Concernant la nutrition, il faut privilégier une alimentation facile à digérer, riche en glucides et en électrolytes. Fractionner les apports et boire régulièrement est essentiel pour éviter la déshydratation et les coups de fatigue.

🙋 CÉLIAN : Pour les chaussures, je privilégie des chaussures de trail. Pour ma part, j’ai couru avec des Brooks Cascadia 17, qui sont très bien pour les longues distances, mais tout autre modèle de chaussures de trail fera très bien l’affaire. Il faut bien s’alimenter entre les ravitaillements et boire au minimum 1L d’eau par heure, car l’après-midi, on peut être amené à beaucoup transpirer au soleil, même s’il y a beaucoup de vent.

Quel entraînement as-tu réalisé pour cette course ?

🙋‍♂️ HEMZA : Ma préparation était axée sur l’endurance longue, avec des sorties de plusieurs heures, du travail spécifique en terrain sablonneux et des séances sous forte chaleur pour habituer le corps aux conditions du désert. J’ai aussi intégré du renforcement musculaire, notamment pour les jambes et le gainage, afin de mieux résister à la fatigue sur le sable. L’aspect mental a également été important dans ma préparation.

🙋 CÉLIAN : Pour mes entraînements, je suis dans un club de triathlon, donc j’ai des séances davantage orientées vers la course sur route, avec de nombreux entraînements de VMA et de travail d'allure. En parallèle, je privilégie des sorties longues pouvant aller jusqu’à 50 km, afin d’habituer le corps à fournir des efforts pendant de longues heures. Après, tout dépend de la distance que l’on souhaite réaliser : l’entraînement peut varier. Mais au vu des distances que je cours, je m’entraîne généralement entre 70 et 90 km par semaine.

4️⃣ Prêt à relever le défi saharien ?

L'Ultra Trail des Gazelles Sahara est une épreuve de gestion autant que de performance. Comme le montrent les retours d'Hemza et Célian, la réussite dépend de la préparation physique, mais surtout de la capacité à s'adapter à un environnement mouvant.

Vous souhaitez vous aussi tenter l'aventure ? Rejoignez l'édition 2027
L'UTGS revient du 21 au 24 janvier 2027 propose des parcours pour tous les profils, avec des distances allant du 5 km au 110 km, accessibles en course ou en marche.
👉 Découvrez plus d'informations sur la fiche aventure !

À voir aussi... 📝

L'expérience cycliste d'Alexandre Arnoux au Titan Desert Morocco 2025

L'expérience cycliste d'Alexandre Arnoux au Titan Desert Morocco 2025

6 jours. 600 kilomètres. 6 étapes au GPS dont 1 non balisée. Du sable, des bivouacs et un mental d'acier. Alexandre Arnoux, un français passionné de sport et dirigeant engagé, a pris part à l'édition 2025 de la Titan Desert Morocco, une aventure VTT mythique à travers le désert marocain. 🏜️ Dans cet article, il vous partage son expérience vécue auprès de ses 2 collègues de travail et amis, ses conseils et ce qui rend cette course cycliste unique. 🚴🏼‍♂️

5800 km pour rallier New York à Portland en bikepacking : le défi XXL d'Axel Carion !

5800 km pour rallier New York à Portland en bikepacking : le défi XXL d'Axel Carion !

🙋‍♂️ Axel Carion est un cycliste d’endurance et aventurier français, fondateur de BikingMan, une série internationale de courses d’ultra-distance à vélo 🚵 sans assistance. Passionné de voyages à vélo, il a réalisé de nombreuses expéditions à travers des régions reculées et exigeantes, et cet été il s'est lancé le challenge de traverser les états unis a vélo : un voayge de 5800 km pour relier New York à Portland.
Nous avons eu la chance de poser nos questions à Axel au sujet de ce voyage 🗺️, de ses conseils avisés et des 🎒 équipements qu'il a utilisés.

Le gratin des aventuriers